Tombe de Baudelaire au cimetière du Montparnasse
Le poète part alors pour la Belgique, et se fixe à Bruxelles, où il prépare un pamphlet contre ce pays, qui figure, à ses yeux, une caricature de la France bourgeoise.
Pressentant la mort inéluctable de ce royaume artificiel, il résume son épitaphe en un mot : Enfin !
Il y rencontre Félicien Rops, qui illustre les Fleurs du mal.
En 1866, Baudelaire entreprend en Belgique une tournée de conférences où ses talents de critique éclairé sur l'art ne déplacent guère les foules.
Lors d'une visite à l'église Saint-Loup de Namur, Baudelaire a une perte de connaissance, à la suite de laquelle il subit des troubles cérébraux, en particulier d'aphasie.
Il meurt à Paris de la syphilis le 31 août 1867, sans avoir pu réaliser le projet d'une édition définitive, comme il la souhaitait, des Fleurs du Mal, travail de toute une vie.
Il est enterré au cimetière du Montparnasse (6e division), dans la même tombe que son beau-père, le général Aupick, et que sa mère.
Le Spleen de Paris (autrement appelé "Les petits poèmes en prose"), terminé en 1862, sera édité à titre posthume en 1868, dans une nouvelle édition remaniée par Asselineau et Théodore de Banville.
À sa mort, son héritage littéraire est mis aux enchères. Michel Lévy (éditeur) l'acquiert pour 1750 francs. La troisième édition des Fleurs du Mal que préparait Baudelaire, accompagnée des 11 pièces intercalaires, a disparu avec lui.
Une première demande en révision du jugement de 1857 fut introduite en 1929 par Louis Barthou ; cependant elle ne fut pas satisfaite, aucune procédure n'existant à l'époque pour ce cas.
C'est par la loi du 25 septembre 1946 que fut créée une procédure de révision des condamnations pour outrage aux bonnes mœurs commis par la voie du livre, exerçable par le Garde des Sceaux à la demande de la Société des Gens de Lettres. 0Celle-ci décida, l'année même, de demander ladite révision pour Les Fleurs du Mal, qui fut enfin rendu, le 31 mai 1949, par la Chambre criminelle de la Cour de cassation.